L’Estonie propose de devenir E-Résident. Le principe est prometteur puisqu’il s’agit de permettre aux non-résidents d’utiliser les services administratifs du Pays. Pour schématiser, nous pouvons devenir résident Estonien sans avoir à mettre un pied sur le territoire. Il devient alors possible de créer son entreprise, d’obtenir un numéro de TVA intracommunautaire, et d’ouvrir un compte en banque, le tout dans un délais de 5 jours. L’Estonie prépare une crypto-monnaie national qui devra probablement être un passage obligatoire à l’utilisation des services administratifs Estoniens.
Leur objectif est clairement d’attirer des entreprises blockchain. Ils paraissent très déterminés, puisque l’Europe leur à interdit de poursuivre dans cette voie, l’établissement d’une crypto-monnaie d’Etat étant supposée inadmissible dans l’espace Européen. Mais l’Estonie persiste dans son choix de soutenir et d’attirer l’écosystème blockchain et crypto-monnaie, en faisant fi des volontés quelques peut totalitaire de l’Europe. Une initiative que je trouve à la fois courageuse et innovante, basée sur une vision d’avenir qui inclus la révolution technologique et culturel liée à la blockchain. A suivre de très près donc.
Dans le même esprit, la Biélorussie a légalisé les crypto-monnaies, les ICO, et les smarts contratcts, en proposant 5 ans d’exonérations d’impôts sur ce nouvel écosystème. On peut espérer qu’avec de tel initiatives, les tentatives de régulations des cryptomonnaies au G20, soient vouées à un échec cuisant. Si les Etats persistent à vouloir taxer le monde de la crypto-monnaie, ils se tireront une balle dans le pied en faisant fuir à l’étranger toutes les initiatives génératrices de croissance basées sur cette technologie. En effet, en France l’Etat entend taxer plus de 50% des bénéfices engendrés sur les crypto-monnaies.
On à l’impression qu’ils n’ont pas bien compris le concept de décentralisation qui permet de jouir de ses crypto-actifs de n’importe où sur le globe. Dans cette ambiance de légalisation avantageuse et attractive, on imagine mal comment ils pourraient obliger une entreprise ou une fondation à s’établir en France… Ou même à déclarer quoique ce soit à un Etat qui prétend ponctionner plus de la moitié des bénéfices auquel ils n’ont absolument pas contribué, alors qu’elle peut en toute légalité les déclarer ailleurs et ne rien payer dessus… Il suffit pour cela qu’elle se déclare filiale d’une société Estonienne, ou Biélorusse par exemple.
D’autres pays proche de la France ont une fiscalité avantageuse pour les cryptomonnaies, comme la Belgique, le Luxembourg, la Suisse et d’autres ! Dans un tel contexte, la France ne devrait-elle pas avoir une attitude plus modeste, et stratégiquement plus avantageuse pour son économie ? Finalement, à vouloir le beurre et l’argent du beurre ils finiront par ne rien avoir du tout !
Parallèlement, des pays comme le Canada ouvrent leurs portes à l’avenir en proposant des avantages et des facilités pour les acteurs dans ce secteur et vont jusqu’à débloquer des budgets pour intéresser leurs citoyens à participer au développement du pays. Comme ce projet d’investissement participatif du citoyen, du ministère de l’économie du Québec, qui propose, si j’ai bien compris, de remplacer l’impôt par une participation volontaire à l’économie du pays au travers d’ICO, en quelque sorte d’utilité publique… Exonérations ou gèle des impôts pour les participants, et même un retour sur investissement possible. Whaou, ça c’est une réflexion constructive, et un nouveau model économique et politique pour l’avenir !
Avec une grande partie des cryptos dont l’objectif principal est l’anonymat total des transactions, on se dit que ces services fiscaux d’un autre temps (France) n’ont encore rien compris, et n’ont pas mesurés pleinement la potentiel puissance d’un monde vis-à-vis duquel ils se mettent en porte à faux dans un mode de pensée rendue obsolète par une technologie qui les à dépassés, et qu’ils ne pourront désormais plus rattraper tant l’écart s’est creusé. On assiste à un véritable fossé générationnel qui pourrait bien voir la fin d’une institution, en tous cas dans sa forme actuelle !
Fort m’est de constater que des pays comme la Corée du sud, ont des mentalités bien adaptés aux révolutions technologiques, puisque le gouvernement, après avoir étudié très sérieusement ce sujet, a su percevoir qu’une régulation n’est tout simplement pas possible dans le domaine des crypto-monnaies et des ICO. Soit on les légalise, soit ont les interdits, mais le système P2P décentralisé n’offre pas de possibilité d’un control légal. L’expérience à montré ce qu’il se produisait lorsque l’on tentait de les interdire, comme en Chine, ou les réseaux d’échange P2P décentralisés se sont développés de manière exponentielle pour permettre aux gens de continuer leurs échanges sans être contrôlés. Le résultat est donc à l’exact opposé de celui qu’on attendait, et le moins que l’on puisse dire : C’est totalement contreproductif.
Décidément, plus on attaque la blockchain et plus sa puissance se révèle. Quel fabuleux génie que celui de Satoshi Nakamoto, qui n’a pas fini de nous étonner. Car il reste de nombreux défis à relever avant que cette révolution technologique aboutisse à sa finalité : Changer le monde !