C’est un fait établi depuis 2014 : chacun de nous porte en soi une part (de 1,8 à 2,6%) de Néandertalien. Des traces cachées dans notre ADN sous la forme de gènes témoignent du croisement de nos ancêtres.
Beaucoup de ces gènes semblent influencer nos cheveux ou notre peau et, de manière moins anodine, certaines pathologies comme l'addiction au tabac, le diabète de type 2, la maladie de Crohn... Mais pas seulement.
Une étude menée par l'Institut Max-Planck, à Leipzig (Allemagne), tient notre lointain cousin pour responsable de nos problèmes d'arthrite ou de cholestérol !
C'est après avoir effectué le nouveau séquençage complet d'un génome néandertalien, à partir d'os vieux de 52.000 ans d'une Néandertalienne découverte en Croatie, puis l'avoir comparé avec le nôtre, que les chercheurs sont arrivés à ce constat : plusieurs zones du génome néandertalien nouvellement découvertes correspondent à des segments dans notre ADN associés à diverses pathologies.
Néandertal serait-il à l'origine de tous nos maux ? Non, car la présence d'un gène porteur d'une maladie n'implique pas nécessairement qu'elle se développe. En effet, des centaines de facteurs, voire plus, influencent l'expression des gènes.