Pensez-vous qu’un même objet puisse exister à deux endroits en même temps ? Pensez-vous qu’il soit possible de vivre des vies parallèles ? Il paraît que oui. Du moins, c'est ce qu’essaie de prouver Paul Raymond Robichaud, qui termine actuellement un doctorat en informatique quantique à l’Université de Montréal.
Selon lui, « un photon peut se trouver en même temps sur deux planètes, voire deux galaxies. Et ce qui est vrai pour un photon l’est aussi pour un objet complexe ou un individu ».
Depuis plusieurs décennies, le débat sur la localité ou la non-localité de la mécanique quantique soulève bien des passions. Lors de ses recherches, Paul a réussi à établir que le principe de localité (qui est qu’une action ne peut avoir un effet d’un point à l’autre plus rapidement qu'à la vitesse de la lumière) s’applique dans un monde imaginaire qui semble non local.
Pour illustrer sa thèse, Paul et Gilles Brassard ont présenté sur affiche, lors des congrès de physique et d’informatique deux personnages, Alice et Bob, qui se déplacent dans deux vaisseaux spatiaux différents. Ils tiennent dans leurs mains une boîte ayant des boutons indiquant les numéros «0 » et «1 » et pouvant émettre des signaux verts ou rouges quand on appuie dessus.
Selon le principe de localité, le fait qu’Alice presse sur un bouton ne devrait avoir aucun effet instantané sur le dispositif de Bob. Pourtant, dans le système repris à partir des travaux de Sandu Popescu et Daniel Rohrlich, il y a corrélations entre les observations qui semblent violer le principe de localité.
Dans un autre article, le chercheur propose une nouvelle approche pour décrire la mécanique quantique de façon parfaitement locale. Plusieurs chercheurs avaient travaillé sur le problème sans parvenir à la simplicité mathématique dont propose Paul. Ce qu’il a montré c’est que « toute théorie qui n’admet pas la transmission de l’information plus vite qu’à la vitesse de la lumière peut respecter le principe de localité ».
Il y a tant de choses que nous ignorons et l’existence de vies parallèles peut bien en être une. Qui sait, peut-être qu'un jour notre espèce sera suffisamment évolué pour que ce ne soit plus une question, mais bien une affirmation. En attendant, le débat est ouvert. Vivons-nous des vies parallèles ? Qu’en pensez-vous ?
Article source ICI