Beauté irréelle de Venise qui cache son vrai visage sous les falbalas du carnaval pour stimuler notre désir de perfection
le temps de la création
Les traditions vénitiennes m'ont toujours inspirée. Peut-être à cause de ce sentiment d'intemporalité qui froufroute dans la marche silencieuse de ces beautés fantomatiques. Le fantasme d'immortalité ne se cache-t'il pas sous les masques sans rides, lisses comme au premier jour ?
J'ai eu plaisir à réaliser ce plumage blanc issu d'un imaginaire oiseau que je voulais duveteux et léger. Les plumes encadrent la bouche sensuelle d'un masque pour la mettre en valeur. Avec une certaine économie de couleurs, face au blanc dominant, j'ai mis l'accent sur les dégradés, ce qui fait ressortir le rouge de la bouche et le doré du masque.