Parfois on tombe sur des projets écologiques vraiment malins, et on se dit qu'il suffisait d'y penser !
Le Seabin Project est né de la volonté de deux surfeurs australiens, Peter Ceglinski et Andrew Turton, de trouver des solutions pour nettoyer l'océan. Alors bien évidemment, ils n'ont pas la prétention de régler le problème de la pollution marine en un coup de cuillère à pot, mais ils souhaitent tout même ajouter leur pierre à l'édifice.
Alors, concrètement, comment ça marche. Et bien comme son nom l'indique, le Seabin est une poubelle de la mer que l'on peut placer dans les ports ou les marinas par exemple. Il s'agit d'un cylindre immergé qui aspire l'eau grace à une pompe en son fond et qui va donc attirer tous les déchets qui passent par là. Et à en voir les vidéos, c'est diablement efficace.
Une installation peut récupérer, par année, environ une demi tonne de déchets. Ceux-ci peut être des sacs plastiques, des gobelets, des morceaux de bois, des mégots, des mouchoirs en papier, etc. En fin de journée, il suffit de vider le filtre amovible puis de trier et finalement jeter son contenu, replacer le filtre et c'est reparti pour un tour.
Mais ce n'est pas tout, le Seabin est également équipé d'un dispositif qui filtre les hydrocarbures et les stocks pour être traités par la suite ! L'eau rejetée est donc filtrée et clairement assainie, chapeau les artistes.
Même le tissu utilisé pour faire le filtre est fait en fibres d'origine naturelle.
Pour la petite histoire, il n'y a aucun danger pour les poissons, la puissance de la pompe n'étant pas suffisante pour les piéger. Et même si c'était le cas, l'eau circulant dans le filtre, il suffirait de remettre le pauvre bougre dans l'eau au moment du vidage.
Le prix de l'installation est d'un peu plus de 3000 €. Ce qui n'est pas démesuré pour des grandes infrastructures (et c'est déjà bien parti). On peut donc espérer voir ce produit se multiplier dans le monde, et c'est une excellente chose.
Sources :
Le site web du Seabin Project
La page Facebook de Seabin Project
Les photos sont tirées de la page Facebook et la vidéo du compte officiel Youtube du Seabin Project