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J'étais jeune et un peu con
D’avoir toujours laissé entre toi et moi
La distance mère-garçon
Que l’on laisse quand on ne sait pas
Jamais je ne t'ai montré
Ce qu'au fond de moi, j'éprouvais
Une fois seulement, je te l'ai dis
Lorsque tu étais aux portes du néant
J'ai regretté, plusieurs fois depuis
De ne te l'avoir dis plus souvent
Il paraît que les «autres» t'aimaient
Au point de ne jamais t'oublier
Plus personne ne te rend visite depuis
Si ce n'est souvent que le vent et la pluie
Entre nous, il n'y aura plus que le passé
Présent et avenir, à jamais sont effacés
J'aimerai tant, en pensant à toi
Ne plus éprouver tristesse, mais joie
Que les bons souvenirs, mais pour me sentir bien
Cette tristesse, au fond de moi, j'en ai besoin
Toutes ces fois où je te rend visite
C'est comme si, devant moi, rien n'existe
Je reste avec ma peine gravée tout au fond
Et les paroles de cette triste chanson :
«J'aimerai tant que tu m’accueilles à bras ouverts
Mais, tout ce à quoi j'ai droit, c'est la froideur d'une pierre»
Si seulement tu pouvais encore être là
Des tas de choses, mon mal de vivre n'existeraient pas
D'amour, je te couvrirais pour rattraper
Ce que, pendant 22 ans, j'ai eu tant de mal te montrer
Même si maintenant, tu n'es plus là
Il y a quelque chose que tu m'as pourtant apprise, toi
C'est de montrer à ceux que j'adore
Ce que j'éprouve, par un mot, un geste ou que sais-je encore
Que je puisse dire, à plus forte raison :
«Je suis moins jeune, maman, et un peu moins con»
Bonne fête maman, où que tu sois.