Imaginez un monde dans lequel les robots effectueraient le travail des Hommes. Et bien, sachez que nous ne sommes plus très loin de cet avenir...
Bonjour Steemit !
La plupart des pays utilisent déjà des robots dans des domaines diverses et variés (médecine, construction automobile, industrie...).
Mais c'est au Japon qu'on recense le plus grand nombre d'automates industriels (près de 250 000). La baisse du prix de la main d'oeuvre que cette révolution a entraîné intéresse également les entreprises du secteur tertiaire (services), qui souhaitent, elles aussi, optimiser leur force de travail.
D'où viennent ces robots ? Représentent-ils un danger pour notre avenir ?
Un peu d'histoire
Dès l'Antiquité déjà, on retrouve des références à des robots. Dans la mythologie grecque, Héphaïstos, dieu de la métallurgie et du feu aurait conçu des humanoïdes en métal pour l'aider. En Égypte antique, les prêtres exploitaient déjà la crédulité des croyants grâce à des subterfuges que la population qualifiaient d’œuvres divines ou magiques. En effet, on retrouve de nombreuses statues "animées", grâce a des mécanismes d'une ingéniosité remarquable.
Par exemple, il y a eu beaucoup de références à un char volant conduit par le dieu du soleil Helios, qui flottait dans le temple de Sérapis. Les historiens supposent qu'il est possible que les grecs utilisaient de la magnétite pour attirer un char en métal vers le plafond du temple
D'autres exemples tels qu'un cheval de fer buvant l'eau que lui tend un homme de fer, des statues qui bougent grâce à la force de la vapeur. Bref, les idées n'ont pas manquées chez les prêtres des différents cultes qui souhaitaient faire asseoir leur puissance.
Bien plus tard, Léonard de Vinci avait lui aussi développé un lion mécanique, qui avait d'ailleurs été perdu au cours de l'histoire. Il a été reconstruit en 2009 et est exposé au château de Clos Lucé en Indre-et-Loire.
Il y a quelques décennies, la science fiction qui a bercé l'enfance pour beaucoup, nous montrait des robots, des automates qui répondent à la volonté de leurs propriétaires/créateurs. On pourrait enfin automatiser des tâches humaines telles que l'organisation, la construction.
C'est le secteur industriel qui profite en premier des avancées de la robotique, plus particulièrement des automates. Ces premiers "robots" permettent de faire une tâche programmée, et sont apparus dès le XVIIIème siècle. Ce n'est qu'au XXème siècle que les vrais premiers robots, réagissant grâce à des conditions externes à l'aide de capteurs, apparaissent, comme le très célèbre chien robot de Hamond et Meissner en 1915.
Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands dérobent les plans d'un scientifique français, et construisent ainsi le Goliath, un char kamikaze. Il était commandé grâce à un câble, point faible qui avait bien été compris par l'armée adverse.
Le domaine nucléaire utilisera très tôt des télémanipulateurs, permettant de réaliser la maintenance beaucoup plus rapidement et simplement.
L'industrie automobile s'inspirera de ces machines pour leurs chaines d'assemblage, et créeront Unimate, qui sera utilisé principalement chez General Motors dans les années 60.
La compétitivité du secteur de l'automobile entraînera une progression rapide des techniques de production. On voit apparaître plusieurs technologies de robots automatisés, capables de faciliter la production de voitures, et donc de réduire les coûts de la main d'oeuvre. Ce qui mènera ensuite à des suppressions d'emplois massives.
Le médical est également un secteur qui a profité de l'arrivée de la robotique. Dès les années 80 au Canada, une équipe de chercheurs développent le Arthrobot, un robot capable d'assister le chirurgien pendant ses opérations.
C'est en 2001 que le robot Da Vinci est utilisé pour la première fois. Après avoir effectué près de 50 000 opérations rien qu'en 2006, il est encore utilisé de nos jours du fait de sa polyvalence et sa versatilité.
Suite à un problème administratif, un docteur inexpérimenté a reçu la tâche d'opérer un patient grâce au Da Vinci. Celui-ci aurait sectionné les vaisseaux sanguins les plus importants (l'artère aortique abdominale et la veine cave inférieure pour les plus curieux).
Le robot chirurgical Zeus en 2001 a permis à un docteur situé à New-York de retirer la vésicule biliaire d'un patient situé à Strasbourg, avec une latence moyenne de 150 millisecondes.
En 2010, Sophie (surgeon's operating force-feedback interface Eindhoven) introduit le concept de retour de force dans le domaine de la chirurgie médicale. Ce qui permet de réduire drastiquement l'erreur humaine lors d'opérations médicales.
C'est aujourd'hui que la robotique commence à voir le jour dans le domaine du service. Au Japon, à Tokyo, pour pallier au manque de personnel, des hôtels entièrement automatisés et dont les seuls "employés", des robots, accueillent les touristes des quatre coins du monde.
Des robots porteurs de valises, des robots réceptionnistes polyglottes, robots nettoyeurs, et même des intelligences artificielles incluses dans les chambres, conçues pour répondre à tous les besoins (ou presque) des voyageurs. Exit les buffets et les salles de restaurations chics, bonjour aux machines à nourriture automatique.
Représentent-ils un danger ?
Les robots sont ils une menace ? La science fiction se pose souvent cette question. Déjà en 1920 dans la pièce de théâtre R.U.R., il est question de robots esclaves qui gagnent une âme et se rebellent contre leurs maîtres. Isaac Asimov, célèbre auteur dans ce domaine, définit les 3 grandes lois de la robotique :
| Première loi | Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. |
| Deuxième loi | Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi. |
| Troisième loi | Un robot doit protéger son existence dans la mesure ou cette protection n'est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi. |
Mais aujourd'hui, ce n'est pas vraiment ce danger que nous affrontons.
Les robots ne sont pas nos prochains ennemis politiques, mais ils sont cependant un danger pour l'emploi ! En effet, de la même façon que la robotique a révolutionné l'industrie, le secteur des services est aujourd'hui visé. Imaginez un monde où votre postier, votre ambulancier, votre livreur de pizza, ne seraient plus que des drones.
Même si l'idée parait séduisante à priori, les personnes effectuant ces travaux se retrouveront sans emploi. Dans quoi vont-elles se réorienter ? Par exemple, le métier de livreur est très utilisé par les étudiants et les jeunes pour subsister pendant leurs études. Demain, ces drones qui les remplaceront seront certainement produits par des géants leaders dans ce secteur. Qui profitera réellement de ces innovations ?
De même pour beaucoup de technologies, prenons pour exemple la voiture autonome. D'accord, c'est relativement séduisant de savoir qu'on pourra bientôt aller au travail le matin en voiture sans conduire, réduisant ainsi les accidents sur la route. Mais. On aurait donc plus besoin d'une assurance auto n'est-ce pas ? Puisque la responsabilité serait directement liée au constructeur ? Donc que deviendront ces compagnies d'assurances ? À quoi servira le permis de conduire ? Quid des chauffeurs de bus/taxi ?
On se rend compte que ces progrès technologiques sont loin d'avoir uniquement des bénéfices.
Cependant, on peut se douter que des innovations aussi majeures ne seront pas acceptées sans changer fondamentalement notre société.
Une lueur d'espoir
Car en effet, si une entreprise de bus décide de ne "recruter" qu'uniquement des robots, ils feront des économies importantes en charges salariales.
Pour un chauffeur de bus, rémunéré 1817€ en moyenne en France métropolitaine, si l'entreprise "économise" son salaire, elle empoche environ le double, soit 3600€.
Selon les plans de financements de ces entreprises, si un bus autonome coûte 350 000€ (220 000€ pour les bus dernière génération à Paris), il faudrait environ 8 ans pour récupérer les 350k€ avec un seul salaire. Sachant que les chauffeurs de bus actuels ne travaillent jamais seuls, et font des roulements de service pour couvrir toutes les heures de la journée, on pourrait supposer qu'il y a 3 chauffeurs par bus.
Donc il faudrait 2 ans et 8 mois pour rembourser cet investissement. Arrondissons à 3 ans. Si l'entreprise décidait d'une durée de 6 ans pour rentabiliser, alors elle pourrait reverser 1800€ par mois pour 3 personnes sur un bus. Voir 900€ pour 6. Ajoutez à cela une petite commission bien sympathique de la part de l'état. Et vous avez la recette d'un revenu universel !
Conclusion
Il reste de nombreux défis qui seront posés par ces avancées, dont on ne peut se passer pour progresser. Par exemple, que ferons nous lorsque l'Homme n'aura plus besoin de travailler ? Allons nous errer au gré de nos instincts ? Ou au contraire allons nous choisir de développer encore plus le secteur de la recherche ? Est-il vraiment utile d'approfondir ce genre d'avancées ? Doit on continuer le progrès ?
Et vous ? Que pensez-vous de ce débat ? Écrivez-moi votre avis en commentaire, je reste à votre disposition pour vous répondre et discuter de ce sujet !
Merci de m'avoir lue, j'espère que cet article vous a plu, et que vous aurez appris des choses ! À très vite !
Références :
Automates et statues merveilleuses dans l’Alexandrie antique
Héron d'Alexandrie, les grandes découvertes de l'antiquité
Le lion automate de Léonard de Vinci revit
1475-1495 Automates de Léonard de Vinci
Télémanipulateur maître-esclave
World's first surgical robot in B.C.
Dans les hôtels japonais, les robots remplacent déjà les employés
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