Je commence par une évidence :
s’il y a du monde sur Steemit, il y aura des articles de qualités diverses. Du bon, du moins bon, du mauvais…
Encore que tout est relatif : si ma production répond au besoin d’une personne (pour x raison) alors elle sera satisfaite et pourra, à tout le moins, trouver que c’est agréable pour elle.
Mais à côté de ça, ce n’est pas parce que du monde publiera « de la mauvaise qualité » que les autres personnes ne pourront pas continuer de produire de la qualité. Il reste que chacun fera selon ses choix. Ce qui me parait être une composante nécessaire :
vivre et laisser vivre !
Et surtout, plus il y aura de monde… Plus il y aura de monde ! Sourire.
Et donc : parmi tout ce monde il y aura plus de créateurs.
Si la plateforme est « grande » (et selon moi elle a le potentiel pour exploser Facebook) ; alors les créateurs viendront, parce qu’ils auront un public. Ce n’est pas dans l’autre sens que ça va fonctionner. Et pour l’instant ils préfèrent s’abstenir.
Sérieusement :
y’a des gens ici qui croient que LEUR contenu, même de qualité, même de grande qualité est ce qui va faire que « les petits », le public, va venir sur la plateforme ?
Ok : certains obtiennent du trafic de Google. Cool ! Vraiment cool. J’imaginent qu’ils en sont heureux. Et il y a de quoi…
Et en même temps : est-ce que ces lecteurs s’inscrivent sur Steemit pour les commenter, est-ce qu’ils reviennent spécifiquement pour eux ?
J’imagine que celui/celle qui a une grosse communauté active doit pouvoir obtenir quelques résultats allant dans ce sens. Combien ont ce plaisir ?
Mais ce qui fera rester le monde c’est qu’il se sentira bien sur la plateforme, heureux, accueilli, aimé, qu’il passera un bon moment, aura eu de bons échanges, quelques likes, ET aura lu quelques articles de qualité, oui, aussi…
Et chacun aura intérêt à entretenir son réseau. Et chacun utilisera ses moyens.
Moi aussi je préfère lire du contenu « de qualité » (selon Mes critères…).
Oui, j’ai parfois été déçue : un nouveau arrive, il publie, il fait un copié-collé, il écrit trois lignes bidons etc… Et je suis un peu dégoutée : voici quelqu’un qui arrive, auquel j’aurais pu m’intéresser, avec qui j’aurais pu échanger, créer du lien, éventuellement que j’aurais pu soutenir… Et zut : ce qu’il fait ne correspond pas à ce que j’ai envie de voir.
Ok, dommage… au suivant (à la suivante) !
(Et en ce moment, ou bien je cherche mal… ou bien… Il n’y a plus de
nouveaux ? Nous avons pratiquement tous au minimum un niveau 40 et, si
ce n’est pas beaucoup, je m’interroge tout de même à savoir : y’a
encore des débutants qui publient ?)
Et oui : je peux avoir du contenu plus ou moins construit. Et oui, je peux aussi avoir du contenu « basique »… Mais c’est du contenu en PLUS pour la plateforme, pas du contenu en moins, bon sang !
Accessoirement : mon contenu le plus « basique » est publié sur Steepshot, qui est précisément fait pour ça !
Bref : si nous voulons du contenu, il faut des créateurs... Si nous voulons des créateurs il faut qu’ils aient un public !
Ça nous est arrivé, avec de vouloir lâcher Facebook (en particulier) et les autres… Et on a trouvé quoi en face ? Des plateformes vides… Ben on a fait comme tout le monde : on s’est barré !
Steemit a cette particularité (je le crois vraiment) de pouvoir être cette plateforme où pourront se retrouver tous les déçus de facebook et consorts. Et ils commencent à être nombreux… Mais il y a une condition : laisser les petits vivre leur vie !
Et même, les accueillir, les accompagner, les commenter. Et ils feront bien ce qu’ils voudront.
Rappelez-vous un élément : chaque personne connaît environ 150 personnes (et sur les réseaux, ce doit être encore différent).
Si quelques « petits » nous ramènent quelques créateurs alors il y aura toujours plus de contenu. Les contenus seront de qualités diverses, oui, mais ils seront nombreux…
Et il y aura plus de bon contenu que s’il n’y a qu’une ou quelques poignées de « bons » créateurs.
Il faut prendre en compte, aussi, que les créateurs et le public ne seront « jamais » dans la même cour :
ceux qui créent créent. Ce qui regardent regardent. Les créateurs n’ont pas le temps d’être le public (même s’ils en font parfois partie)…
Imaginez un peu un auteur de romans sans lecteurs, un producteur de films sans spectateurs, etc…
Combien de lecteurs pour un auteur ? Combien de spectateurs pour un scénariste ?
Représentez-vous un peu une salle de projection où la règle serait : ici ne rentrent que les gens du monde du cinéma, ceux qui participent à la production…
Je ris tristement jaune : dans quel monde est-il possible d’imaginer que ça fonctionne ? - 😕
Non, je n’y crois pas : Steemit ne pourra pas fonctionner en se remplissant uniquement des « bons » créateurs.
Je fais partie des « petits ». J’ai l’intention de « monter », comme certains ; à Mon rythme.
Et sérieusement quitter des plateformes abusant, de diverses façons, de leur pouvoir pour retrouver d’autres abus de pouvoir ; ça me fait chier…
ça me fait d’autant plus chier que je propose aux gens de venir ; sans grand succès pour l’instant, malheureusement…
Quels arguments je vais avoir pour leur dire : viens là, c’est cool ! Si les gens n’ont pas le droit de publier ce qui leur chante comme ça leur chante ? S’ils Doivent publier de la « qualité » ou bien s’abstenir de publier ?
Donc non, je suis désolée : je n’accepte pas que soient mis des downvotes pour des questions de qualité. Et encore moins quand ce qui est downvoté est du contenu Steepshot qui respecte ce pour quoi l’application est conçue. Et je suis persuadée que cela dessert la plateforme en général et même la production de qualité.
Voilà, ça c’est mon point de vue… Oui, je sais : je ne convaincrai personne. Tout au mieux seront d’accord avec moi ceux qui le sont déjà.
Pour s’y retrouver au milieu de tous les articles si du monde vient à produire un peu du tout et du n’importe quoi, des solutions se créeront (comme les communautés qui doivent arriver bientôt), certains hashtags… Ce serait peut-être utile de pouvoir mettre plus de Hashtags sur Busy ?
Quant à ceux qui voient là des questions de mérite : je leur suggère de se poser des questions sur eux-mêmes avant de voir la poutre dans l’œil du voisin.
Et quand à ceux qui préfèrent, comme je l’ai lu, une petite communauté à une grande communauté de cons… Je leur suggère de se souvenir qu’on est toujours le con de quelqu’un. Quand je lis ça, je suis effarée : j’aurais honte d’écrire un truc pareil ! - Même si, bien sûr, il est bien plus facile de s'entendre en petits groupes (mais ce serait un vaste sujet...).
Bref :
aucune communauté n’existe sans les « petits »
(je veux bien lire vos exemples contraires) , ou alors elle vivote.
Les gens dans leur ensemble sont bons ; ils se comportent parfois comme des cons, mais sur le fond, ils sont bons ; à part une minorité (autre vaste sujet).
A la réflexion, je songe que ça ne PEUT PAS exister une communauté de cons ; ça n’a pas de sens, c’est débile. Y’a seulement des gens qui pensent détenir la vérité, de part et d’autre. J’en fait partie : à mon grand regret, je n’ai pas encore dépassé ça. (ça aussi, risque d’être un vaste sujet... je ne parle pas des incitations à la violence et autres ; ni des effets de groupe ; je ne sais plus et ce serait intéressant à creuser.)
Pour revenir à ce qui m’importe pour l’instant :
aucune communauté n’existe sans les « petits ». Y’a toujours quelques
« créateurs importants » et plein de « petites gens » ou plein de gens
qui font plein d’autres choses, apparemment sans importance.
Supprimez-les du système et plus rien ne va.
Et je souhaite que les « petits » restent : c’est toujours utile d’avoir des lecteurs, des votants, des commentateurs… Il faut les laisser faire ce qui leur plait. Sinon ils partiront voir ailleurs. Et ils auront raison.
Et oui : on peut leur proposer d’évoluer, leur montrer des possibilités… et en même temps accueillir ce qu’ils sont, là où ils sont.
Au final nous avons le choix de croire que l’important c’est le contenu (il y en a plein partout sur internet et ailleurs…). Ou bien ce sont les gens... Vous pouvez ajouter d’autres propositions si le fait que je n’en cite que deux vous dérange. 🙂
J’imagine que vous pouvez en trouver plein qui m’échappent au moment où j’écris.
Sur ce, j’ai terminé.
J’imagine, j’espère ne plus revenir sur ce sujet…
J’ai un peu peur de la façon dont sera reçu cet article. Je m’attends à ce que certains désapprouvent. Et en même temps, chaque réaction appartient à chacun : je le sais.
(Et j’écrirai peut-être un article sur ce que la création de contenu « basique » implique pour moi. J’en ai envie.)