Je me souviens, il y a un peu plus d’un an lorsque j’ai entendu parler de la série Legion, je me suis dit chouette enfin une série télé avec des X-men.
Oui en fait, Legion parle d’un certain David Haller qui se retrouve dans un hôpital psychiatrique à cause de sa schizophrénie. Mais en fait, il n’est peut-être pas si fou que ça (mais peut-être qu’il l’est vraiment). Dans le même temps, il va découvrir qu’il est un mutant avec divers pouvoirs (télépathie, télékinésie, téléportation, etc.)
Il semble que le mot Legion n’ait rien à voir avec les militaires, mais renvoie plutôt à une histoire biblique où Jésus occupait ses journées en faisant de l’exorcisme (je vous laisse chercher).
La série compte actuellement deux saisons et une troisième est prévue.
Il y a une première constatation à faire sur la série : elle est beaucoup plus qu’une série de superhéros. Un épisode de Legion c’est un mix improbable entre un film d’horreur, une comédie musicale, une expérience sensorielle, une entré dans le cerveau d’un malade mental, un casse-tête et une esthétique belle à en pleurer. À chaque épisode, on a l’impression de se perdre dans l’esprit torturé de notre héros. Legion est une sorte d’expérience sensorielle dont on a du mal à décrocher.
Certains épisodes semblent incroyablement incompréhensibles, mais sur la durée d’une saison, ils prennent petit à petit tout leur sens.
J’ai récemment achevé la seconde saison et je dois dire que j’ai eu du mal à décrocher du dernier épisode (mention spéciale aux trois premières minutes avec la réinterprétation du morceau Behind bleu eyes, et les trois minutes juste après où le réalisateur t’annonce comment la suite de l’épisode va finir).
Alors, je ne saurais que vous conseillez de regarder un ou deux épisodes, mais tout en sachant que cet étrange objet télévisuel ne plaira pas à tout le monde. On est très loin des séries de superhéros avec un objectif plus ou moins clair, des gentils et des méchants biens définis et une narration linéaire. Ici vous aurez des flash-back tout le temps, des réalités alternatives, des choses qui ne sont même pas réelles, des gens qui passent de gentil à méchant et l’inverse, des femmes robot à moustache (oui pourquoi pas), des monologues sur la folie, les théories du complot, des scènes de danse, des mutants avec des pouvoirs au mieux étrange, un bouchon d’évier géant (ne me demandez pas pourquoi) et tout un tas de choses plus ou moins compréhensible.