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Une fois n’est pas coutume, je vais sortir de mes petites habitudes pour vous parler de Steemit et plus précisément du #fr (ou autres tag francophones). D’autant plus qu’en ce moment, ça semble être un peu dans le « mood » général, alors « surfons sur la vague » pour une fois!
Un petit bout de mon expérience personnelle sur Steemit
Actuellement, il y a plusieurs débats qui font rage au sein de la communauté. L’un d’eux consiste en la façon dont sont rémunérés les articles: qualité VS liberté d’expression totale.
Ce qui a tendance à choquer les gens, surtout ceux qui sont là depuis peu de temps (ça fait quand même bientôt 2 ans que je suis là…), c’est de constater que les rewards de certains auteurs ne sont pas à la hauteur d’un certain niveau de « qualité ».
Ce qui fâche aussi, c’est de constater que les baleines ont des pouvoirs que « eux » n’auront sans doute jamais. C’est de voir cette « course à la richesse » et d’avoir l’impression d’être constamment en fin de peloton… bref, qu’ils resteront toujours des « minnows », peu importe l’investissement qu’ils mettront dans ce qu’ils font ici.
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Quand je suis arrivée sur Steemit, le « trending » était rempli de filles en maillots Steemit qui faisait plus de 1000 SBD. Une autre faisait le trending parce qu’elle lançait un ballon Steemit dans les airs. De la qualité ça ? Peut-être bien… qui suis-je pour en juger ?
A côté de ça, j’ai vu des gens partir de quasiment rien et réussir à monter des projets qui, aujourd’hui, n’ont rien à envier à personne, sans pour autant les avoir rendu immensément riches.
Plus fort que les récompenses monétaires, c’est aussi la reconnaissance personnelle pour le travail fourni. Le fait d’être suivi par des centaines de personnes, simplement parce que le contenu du blog est apprécié et valorisé, ce n’est pas anodin.
Mais ça demande du temps… et beaucoup d’investissement. Ça demande aussi un certain sens du sacrifice, sans forcément toujours penser « argent comptant » et ce même si, admettons-le, ça reste une source de motivation non-négligeable.
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La communauté #fr et moi (et moi et moi…)
Depuis quelques mois, je suis revenue de façon plus active sur la plateforme et j’ai envie d’y apporter ma (toute petite) contribution.
Au départ, c’était surtout pour partager mes centres d’intérêt… et, avouons le, générer un peu de revenus supplémentaires (mauvais calcul en fait). Ensuite, il faut savoir qu’à la maison, Steemit est souvent au centre de nos sujets de discussion. A force d’entendre parler des différents problèmes, du travail que ça demandait, etc, j’ai voulu apporter ma pierre à la communauté.
La question est « comment y parvenir » ?
N’ayant pas de projet particulier à développer, je me suis donc lancée dans la lecture des articles de mes condisciples, principalement ceux ne présentant que peu ou pas de récompense ou commentaire.
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Mon but : lire un maximum d’articles d’auteurs différents, peu importe que les sujets m’intéressent ou non (enfin… un minimum quand même). Et là, j’ai commencé à upvoter tout ce qui me semblait intéressant et/ou bien écrit et/ou bien traité, quitte à diminuer le pourcentage de mon vote afin de donner à plus de personnes différentes. J’ai tenté d’encourager les auteurs en laissant de petits commentaires, parfois constructifs, parfois de simples encouragements.
Souvent, j’ai eu l’impression d’entendre un « soupir de soulagement », simplement pour l'auteur, de savoir que l’article avait été lu par quelqu’un!
Il m’arrive même de m’aventurer à donner quelques suggestions d’amélioration afin, si possible, d’aider certains auteurs à recevoir de meilleures récompenses.
Au fil de mes lectures, j’ai découvert des choses intéressantes, mais aussi, de nombreuses frustrations.
La communauté #fr a un énorme potentiel
Sciences, technologies, psychologie, histoires de vie, de voyage, d’épanouissement personnel, photos, critique d’art, gamers, résumés de livres, partage d’expérience professionnelles, curiosités locales, recettes de cuisine, cryto et j’en passe.
La communauté a une diversité de sujets qui m’a franchement impressionnée et de nombreux auteurs méritent amplement d’être, non seulement récompensés de façon monétaire, mais surtout LUS, commentés et appréciés.
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Je fais beaucoup d’efforts pour varier mes lectures, parfois même en me tapant des tartines sur des sujets très éloignés de mes centres d’intérêt et au détriment de mon propre blog. Mais je trouve cela très enrichissant… pour ne pas dire, nécessaire.
J’ai découvert qu’il est très difficile de « qualifier » les articles, vue la grande diversité de sujets et de styles.
Devons-nous tous écrire selon les mêmes critères « qualités » ? Sommes-nous forcé de suivre tous le même « cadre » pour offrir une variété qualitative ? Est-ce qu’il n’y aurait pas une richesse dans la diversité ? Ne devrions-nous pas encourager chacun à s’exprimer selon son style propre plutôt que selon une charte « rigide » ?
Qu’est-ce que la qualité exactement ?
Revenons à sa définition première.
- Ensemble des caractères, des propriétés qui font que quelque chose correspond bien ou mal à sa nature, à ce qu'on en attend.
- Ce qui rend quelque chose supérieur à la moyenne.
- Chacun des aspects positifs de quelque chose qui font qu'il correspond au mieux à ce qu'on en attend.
Les derniers jours, je constate que le sujet « qualité » fait beaucoup de vagues. Certains prônent de ne valoriser que les contenus de qualité (et donc, un peu supérieur à la moyenne), alors que d’autres proclament le droit à la liberté d’expression (et de publication) totale, disant que la qualité reste quelque chose de très subjectif.
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Quand on parle de sujets très « précis », comme les sciences par exemple, il est assez facile de poser des « barèmes-qualités ». Mais quand on veut parler de recettes de cuisine, qu’on cherche simplement à partager la photo d’un lieu qui nous a ému, d’une fleur qui nous plaît, d’une citation qui nous inspire… comment peut-on juger que cet article est ou n’est pas de qualité? Est-ce qu’il n’y a que ce critère qui rentre en jeu ?
On pourrait alors dire que c’est un article dans la moyenne, mais cela signifie t-il qu’il ne mérite pas qu’on s’y arrête ? Du moins… un minimum ?
C’est un questionnement que je pose et je ne prétends aucunement avoir la réponse absolue.
Ce qui est clair, c’est que sur Steemit, on fait « presque » ce que l’on veut.
Presque, car il y a quand même une loi fondamentale: celle du respect des droits d’auteur. Que ce soit dans le contenu ou sur les photos. Et là, j’ai découvert que ces principes fondamentaux ne sont pas toujours très bien compris/intégrés.
Le plagiat ou l’art de « copier-coller »
Trop souvent, après une lecture passionnante, je découvre que l’article que je viens de lire n’est qu’un copié-collé intégral venant d’un site internet qui, bien souvent, n’est même pas cité. Parfois, ce ne sont que quelques phrases par ci par là, mais ça n’en est pas moins du plagiat.
Comment puis-je récompenser un auteur qui s’approprie le travail d’un autre ? Pour moi, c’est impensable! Malheureusement, beaucoup d’auteurs n’y voient rien de mal. On n’arrête pourtant pas de parler de propriété intellectuelle, de droits d’auteur, etc…
Parfois le plagiat est plus subtil. Certains auteurs, dont le français n’est pas la langue courante, font du « copié-google translate-collé », en espérant que ça passe « inaperçu ». Si parfois, le « google translate » est flagrant, ce n’est pas toujours le cas.
Est-ce que je veux encourager ce type de comportement ? Qu’un article soit « google-translater » en 3-4-5 langues différentes afin de récolter un maximum de gains dans chaque petites communautés? Certainement pas! Et attention… je ne parle pas de traduire son propre article, mais bien de plagiat-traduit.
Des photos, des photos, encore des photos
Il n’y a aucune règle officielle concernant les photos sinon qu’elles doivent être libres de droit d’auteur. Il n’est nul part fait mention que les liens doivent être mentionnés, etc. Les seuls à imposer cette règle absolue sont les curateurs de #francoSTEEM et de #steemSTEM.
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Toutefois, il faut se dire que si des curateurs veulent donner des récompenses supplémentaires à un article (parce qu’ils le trouvent méritant), il faut qu’ils puissent vérifier si les photos sont libres de droit. Hors, comment le faire s’il n’y a aucun lien ?
Ça semble banal et pourtant, être curateur, c’est du boulot (souvent bénévole). S’ils doivent trouver par eux-mêmes l’origine des photos et bien c’est simple… ils ne le feront pas et ne récompenseront tout simplement pas l’article en question. Ce qui est bien dommage.
Bien sûr, il n’y a aucune obligation. Chacun fait fait fait… ce qui lui plait plait plait…
Au final, quels sont les articles les plus méritants ?
Je vais vous avouer une chose. Quand on prend la peine de découvrir toute la richesse et la variété des auteurs francophones, on s’aperçoit qu’ils sont extrêmement nombreux à mériter « un minimum ». Hors, actuellement, ce n’est absolument pas le cas. Et pourquoi ?
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Tout simplement parce que rares sont les personnes qui prennent la peine de LIRE les articles. Rares sont ceux qui vont A LA DECOUVERTE des autres auteurs. Chacun fait son blog, réponds (parfois) à ses commentaires, va (parfois) voir les blogs de ceux qui leur ont répondu, puis… c’est tout.
Il semble qu'il y ait toutefois un noyau d'auteurs réguliers qui postent, commentent et soient assez actifs, mais malgré ce "noyau", je constate que beaucoup d'articles demeurent "dans l'ombre"...
Je trouve surprenant que les gens ne soient pas plus curieux que ça. Qu’ils ne profitent pas de la diversité de contenu pour aller lire sur les sujets qui les intéressent, qu’ils ne cherchent même pas à trouver des auteurs qui partagent leurs centres d’intérêt… sauf, bien sûr, si ce sont de « gros » auteurs.
Tous les articles ne méritent peut-être pas de grosses récompenses, mais je pense que tous les auteurs méritent au moins d’être vus.
Ma conclusion
Si je partage tout ça avec vous aujourd’hui, ce n’est pas pour lancer des débats, des cailloux, ni pour avoir des félicitations ou faire le trending.
A l’heure où la communauté #fr semble être en pleine remise en question, j’ai voulu poser mes propres questionnements, sans forcément attendre de réponses.
Si ma réflexion peut faire échos chez d’autres Steemiens/Steemiennes, si je peux inciter certaines personnes à encourager les autres auteurs francophones, à lire les articles des autres, à commenter, à s’impliquer ne serait-ce qu’un minimum… et bien, je me dirai que je n’ai pas écrit tout ça pour rien…
Sur ce, je souhaite une bonne continuation à tous et à toutes. Croyez en votre projet et poursuivez votre route…
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