L'état du "marché" de la monnaie dans le monde
Les cryptomonnaies sont de plus en plus populaires. Depuis des mois, on voit de plus en plus de sujets sur le Bitcoin, les cryptos et la blockchain dans les médias généralistes et dans la presse économique.
Au sein du grand public, de plus en plus de gens disent avoir déjà entendu parler du Bitcoin et d'autres cryptomonnaies. Cependant, les gens qui ont franchi le pas pour acheter ou utiliser des cryptos restent peu nombreux. Pour le moment, en Europe, vous pouvez payer en bitcoins ou en altcoins sur quelques sites marchands, dans quelques boutiques et dans quelques bars et restaurants un peu avant-gardistes. Mais dans la très grande majorité des boutiques, pour acheter quelque chose, vous avez encore besoin d'utiliser des espèces ou une carte bancaire. Les raisons de la faible utilisation des cryptos sont plutôt évidents : il y a un manque d'information de la part du grand public, un manque d'intérêt et un manque de confiance. Pourquoi ? C'est simple...
- Le Bitcoin et les cryptomonnaies restent quelque chose de relativement nouveau pour le grand public et les commerçants. Pour rappel, le Bitcoin est apparu il y a quasiment 10 ans seulement... Ce n'est pas grand chose en comparaison des cartes bancaires qui sont là depuis plusieurs décennies, et des billets de banque qui sont utilisés depuis encore plus longtemps.
- Les cryptomonnaies ont une image plutôt négative auprès d'une grosse partie du grand public. Elles sont accusées de servir à faire de la spéculation ou des achats douteux sur les darknets...
- Il y a peu d'endroits où l'on peut utiliser des cryptomonnaies comme moyen de paiement.
- Les principales cryptomonnaies ne sont pas reconnues comme de "vraies" monnaies par les autorités et par le grand public, ce qui fait que les gens sont réticents à les utiliser. Quand les gens ne font pas confiance à un moyen de paiement alternatif à ceux en place, ils ne lui accordent pas beaucoup de valeur. Pour le moment, les cryptos sont appréciées et utilisées principalement par des investisseurs, des traders, des spéculateurs, des épargnants qui veulent diversifier leurs investissements ou des gens qui veulent se protéger d'une éventuelle crise monétaire et bancaire. Et bien sûr, il ne faut pas oublier les enthousiastes pour qui les cryptomonnaies sont la "monnaie du futur".
Parmi les gens qui achètent et utilisent des cryptos, on trouve donc surtout des gens qui veulent protéger une partie de leurs économies, économiser ou gagner de l'argent ou être des précurseurs en investissant dans ce qui pourrait être un moyen de paiement plus répandu à l'avenir.
Cependant, en Europe, les gens ne semblent pas aussi enthousiastes qu'en Corée ou qu'au Japon par exemple. Cela est probablement dû aux monnaies utilisées et aux différences culturelles entre les pays.
L'euro, les autres monnaies de l'UE et les cryptomonnaies
Actuellement, l'Union européenne compte 28 États membres. Parmi eux, 19 sont membres de la zone euro. Ces 19 pays partagent une même monnaie, l'euro, alors que les autres utilisent encore leurs devises nationales.
Le problème structurel de l'eurozone, c'est que les pays qui en ont partie ont des économies très différentes.
- Une répartition différente des secteurs. Par exemple, l'Allemagne a une industrie forte qui exporte beaucoup, le Luxembourg est davantage centré sur les services financiers. La Grèce a une industrie moins développée, et compte beaucoup sur le secteur tertiaire (y compris le tourisme).
- Le produit intérieur brut (PIB) par habitant varie fortement d'un pays à l'autre. En 2017, l'Allemagne avait un PIB par habitant de 39 500 euros, contre 16 600 euros pour la Grèce et 13 900 euros pour la Lettonie.
- Différentes régulations sociales. D'un pays à l'autre, le niveau de protection sociale peut varier fortement, ce qui se ressent sur les finances publiques. En 2016, les dépenses sociales représentaient 31,5 % du PIB en France, 30,8 % en Finlande, 29 % en Belgique, 28,9 % en Italie, mais seulement 16,1 % en Irlande et 14,5% en Lettonie.
- Une fiscalité différente d'un pays à l'autre. Plus les dépenses publiques sont élevées dans un pays, plus les impôts et les taxes ont tendance à l'être aussi. En France et en Belgique, l'impôt sur les sociétés est aux alentours de 33-34%, contre 15 % en Lettonie, 12,5 % en Irlande et 9 % en Hongrie.
Tous ces facteurs combinés font qu'il y a des différences significatives entre les économies de la zone euro. Les pays qui en font partie ont des économies différentes, des niveaux de dépenses publiques différents, et différents niveaux de fiscalité. Ces différences font que l'euro pose problème à plusieurs pays de l'eurozone en affectant négativement leur compétitivité. Si ces pays sont moins compétitifs, ils doivent trouver d'autres moyens pour réduire le coût de leurs produits et de leurs services pour rester dans la course. Comme ils n'ont pas une monnaie suffisamment adaptée à leurs économies, ils doivent jouer sur d'autres facteurs, par exemple la fiscalité et les dépenses publiques. Ils essaient de réduire le coût du travail, le coût de la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et les investissements publics.
Le soucis, c'est que dans un contexte où le chômage monte, la demande pour les aides sociales augmente aussi. Ainsi, plusieurs pays de l'UE se sont retrouvés dans une situation problématique avec davantage de demandeurs pour les aides sociales et la contrainte de faire des économies sur ces mêmes dépenses. Pas facile de trancher dans ces cas-là, n'est-ce pas ?
Parfois, les États sont tentés de prendre des mesures plus radicales pour récupérer de l'argent. De janvier à avril 2016, les autorités fiscales grecques ont prélevé 428 465 comptes bancaires. Cette pratique a été autorisée par la directive sur le redressement et la résolution des banques.
Si vous pensez que la France est à l'abri de ce genre de dérives, sachez que cette directive européenne a été transposée dans le droit français et est applicable depuis le 1er janvier 2016. Dans le système bancaire actuel, l'État et votre banque ont la possibilité de saisir de l'argent sur votre compte... sans que vous ne puissiez vraiment vous y opposer. Certains d'entre vous se disent peut-être que pour éviter ça, il suffit d'aller retirer son argent des banques en cas de début de crise bancaire et de privilégier l'utilisation du cash. Mais les banques et les États se doutent bien que c'est ce que pensent beaucoup de gens. Si une banque est en situation de quasi-faillite et que tout le monde veut retirer son argent, cela risque surtout d'accélérer la faillite de la banque. De plus, le cash, c'est de l'argent qui est moins facilement traçable, ce qui fait qu'il est plus difficile pour l'État de savoir combien vous avez ou quelles transactions vous effectuez. Ce sont plusieurs des raisons pour lesquelles les retraits hebdomadaires sont limités dans certains pays de l'UE.
Et c'est là qu'on voit l'intérêt des cryptomonnaies. Avec les cryptomonnaies, vous n'avez pas ces restrictions. Vous pouvez acheter des bitcoins, des litecoins ou du Monero, les mettre dans un wallet, et votre banque ne pourra pas vous les prendre. Elle verra que vous avez utilisé votre carte bancaire pour envoyer de l'argent sur une plateforme de trading, c'est tout. Votre banquier ne saura pas quelles cryptos vous avez achetées ou vendues, ni quel est le montant de votre portfolio. Investir dans les cryptomonnaies permet de garder de l'argent en dehors du système bancaire tout en ayant un moyen de paiement alternatif à disposition. Ces monnaies privées et non étatiques permettent d'éviter les saisies bancaires, de contourner certaines restrictions commerciales ou encore de mieux faire face à une hyperinflation. Au Venezuela, beaucoup de gens ont utilisé des cryptomonnaies pour acheter des biens et de la nourriture à l'étranger et pour garder une monnaie qui s'apprécie face à la dévaluation du bolivar. En Grèce, pas mal de gens ont décidé d'acheter des bitcoins et des altcoins suite à la montée d'inquiétude autour de la fragilité des banques.
Si vous ne faites pas confiance aux banques et à votre gouvernement, vous avez donc plusieurs raisons d'investir dans les cryptomonnaies. Cependant, la méfiance envers les banques n'est pas suffisante pour pousser les gens à en acheter. En Europe, le grand public est encore très réticent, d'une part à cause d'un manque de connaissances sur les cryptomonnaies, d'autre part parce qu'ils ont des habitudes de paiement bien ancrées. Ces habitudes de paiement, c'est un des obstacles majeurs à l'adoption massive des cryptomonnaies.
Des différences culturelles à travers l'Europe
D'un pays européen à l'autre, les gens utilisent différentes monnaies, ont des taxes différentes, des salaires différents, des prix à la consommation différents... et des habitudes de paiement différentes. Ces différences peuvent facilement s'observer en Europe. Selon les pays, les gens n'ont pas la même relation avec les banques, l'utilisation du cash, des cartes bancaires ou des moyens de paiement digitaux.
La Suède, bientôt un pays sans cash ?
Apparemment, les Suédois n'aiment pas trop utiliser de l'argent liquide : la plupart des paiements sont faits par carte ou même avec des appareils mobiles. Actuellement, le cash ne représente plus que 20 % des paiements environ ! Même chez les vendeurs de rue, pas besoin d'avoir des pièces ou des billets pour acheter un repas à emporter. Les paiements en carte sont acceptés presque partout, même pour les petits montants. Le phénomène est tellement important qu'il y a même des commerces qui refusent les espèces. Avec un fort soutien pour les moyens de paiement non physiques, la Suède pourrait donc devenir le premier pays "cashless" d'Europe d'ici quelques années...
Selon la Banque centrale européenne (BCE), les Suédois et les Danois sont les plus grands utilisateurs de cartes de crédit et de débit au sein de l'UE, très loin devant l'Allemagne et l'Italie.
La Norvège (pays non membre de l'UE) semble subir l'influence de sa voisine la Suède. La deuxième plus grosse banque du pays, Den Norske Bank (DnB NOR), a appelé en 2016 à bannir totalement le cash d'ici quelques années, proposition qui a été rejetée par le Ministère des Finances norvégien. Le principal argument de DnB NOR était assez simple : selon son vice-président exécutif, 60 % de l'argent en Norvège est utilisé en dehors du système bancaire, ce qui fait que cet argent est "hors de contrôle". Traduction : DnB NOR aimerait bien que les banques puissent contrôler aussi les 40 % restants. Certaines banques n'aiment pas l'argent liquide car elle ne peut pas contrôler aussi facilement son utilisation que virements et les paiements par carte.
L'Allemagne : Bargeld über alles
Si la Suède est plutôt enthousiaste avec les paiements dématérialisés, c'est beaucoup moins le cas pour l'Allemagne. Les Allemands tiennent beaucoup à leurs pièces et billets. Dans plusieurs pays européens, ce qu'on peut voir, c'est que les gens utilisent le cash surtout pour des paiements de moins de 10 euros. En Allemagne, les gens utilisent l'argent liquide pour de plus gros achats. Près de 80 % des paiements sont faits en espèces. Pourquoi les Allemands préfèrent-ils tant les pièces et billets plutôt que des moyens de paiement plus modernes ? J'ai quelques explications...
Premièrement : le coût. Selon les pays, les frais pour utiliser une carte bancaire ne sont pas les mêmes. En Allemagne, ils sont plus élevés qu'ailleurs en Europe, que ce soit pour les particuliers ou les commerçants. Utiliser un terminal de paiement électronique, ça coûte de l'argent, et c'est pour ça que beaucoup de magasins, de bars et de restaurants préfèrent les paiements en espèces plutôt qu'en carte : ça leur permet d'éviter des frais.
Deuxièmement : le contexte culturel. En Allemagne, avoir 100 euros dans son portefeuille est une chose normale. Les billets de 100 et 200 euros sont plus fréquents qu'ailleurs. Ces grosses coupures sont peu répandues dans certains pays de l'eurozone. En Allemagne, les commerçants ont moins de problèmes avec les billets de 100 et 200 pour des dépenses suffisamment conséquentes. Vous pouvez par exemple payer des nuits d'hôtels ou acheter une voiture d'occasion en cash, ça ne posera pas de problème en principe. En France ou en Italie, si vous sortez un billet de 50 euros pour acheter quelque chose qui coûte moins de 20 euros, il n'est pas rare que les commerçants vous demandent si vous n'avez un billet plus petit. Si vous voulez payer pour plus de 100 euros dans un commerce avec des billets de 100, 200 ou 500 euros, ça sera suspect. Pour l'anecdote, en octobre 2014, des Guinéens ont voulu régler 210 euros avec un (vrai) billet de 500 euros dans un hypermarché de Douai. La caissière a trouvé ça suspect, les vigiles ont appelé la police, et les deux Guinéens se sont retrouvés en garde à vue pendant 20 heures. Je ne sais pas si ça aurait donné la même chose avec des Allemands, mais en tout cas, en Allemagne, payer avec des grosses coupures n'est pas aussi mal vu qu'en France.
Troisièmement : la confidentialité des paiements. Quand vous utilisez votre carte bancaire au supermarché ou sur Internet, votre banque sait combien vous avez dépensé et dans quelle enseigne. Quand vous retirez de l'argent sur un distributeur avant d'aller effectuer des achats en espèces, votre banque sait juste combien vous avez retiré et où, mais pas combien vous avez dépensé ni où vous avez dépensé votre argent. La confidentialité, c'est un aspect important pour beaucoup d'Allemands. Cela est probablement dû au fait que le pays a connu plusieurs régimes autoritaires au 20ème siècle. Par expérience, les Allemands savent qu'un État trop intrusif, ça peut être dangereux pour les libertés individuelles des citoyens. Les Allemands de l'Est s'en rappellent bien. Les Allemands sont globalement plus disciplinés que beaucoup d'autres Européens, mais ils n'apprécient pas que l'État ou leur banque en sache trop sur eux. Les paiements électroniques peuvent être tracés facilement par l'État, ce qui est beaucoup moins le cas pour le cash. Et ça, pour beaucoup d'Allemands, c'est une bonne raison de privilégier le cash.
Allemagne et Suède : deux visions différentes de la monnaie
Les Allemands et les Suédois ont des habitudes de paiement différentes, pour ne pas dire antagonistes. Les Suédois font près de 80% de leurs paiements par carte ou par smartphone, alors qu'à l'inverse, les Allemands font près de 80 % de leurs paiements en espèces. Les Suédois semblent motivés par le côté pratique des paiements électroniques, tandis que les Allemands semblent vouloir garder une certaine confidentialité tout en évitant les frais bancaires.
Les Allemands tiennent à leurs pièces et à leurs billets, et ils veulent que ça se sache. Lorsque la BCE a annoncé l'arrêt de la production du billet de 500 euros, c'est en Allemagne qu'il y a eu le plus de mécontentement à propos de cette décision. Pour beaucoup d'entre eux, la disparition du billet de 500, c'est un premier pas vers la suppression des billets de banque en euros.
Les Allemands ne sont pas les seuls à s'inquiéter d'un possible futur sans cash. D'après un sondage Ipsos pour ING-Diba publié en 2017, les Autrichiens sont tout aussi opposés que les Allemands à une disparition du cash, même si son utilisation y est moins importante qu'en Allemagne. Les Italiens et les Espagnols sont eux aussi fortement opposés à une disparition des pièces et billets. Même chose en République tchèque et au Royaume-Uni,
Dans la seconde partie de cette article, nous verrons pourquoi les cryptos sont peu utilisées pour les paiements par le grand public et comment elles peuvent évoluer conquérir davantage d'utilisateurs.
Mon point de vue sur le cash et les cartes bancaires
Personnellement, j'utilise principalement ma carte bancaire lorsque je dois faire des paiements. Cependant, j'utilise souvent de l'argent liquide, notamment pour de petits paiements, que ça soit pour acheter un café à la machine à café, acheter un sandwich à la boulangerie, payer une bière dans un bar ou payer de petites courses au supermarché.
Comme beaucoup de gens, j'utilise des pièces et des billets parce que c'est encore indispensable pour certains paiements, beaucoup de petits commerces ne prennent pas la carte en-dessous de 5 ou 10 euros. J'utilise parfois le cash comme moyen de paiement de dépannage. Comme beaucoup d'étudiants, il m'arrive parfois de me retrouver quelques jours avec mon compte bancaire à sec ou à découvert. Dans ces situations, je trouve ça vraiment pratique d'avoir de l'argent liquide de côté pour faire les dépenses indispensables le temps que mon compte repasse dans le vert.
Comme les Allemands, j'utilise le cash pour certains achats car j'apprécie la confidentialité des paiements. Si je décide d'acheter un sandwich ou un hamburger pour ma pause déjeuner, ou si je vais boire des bières en terrasse avec d'autres Steemiens, je n'ai pas besoin (et pas envie) que ma banque le sache forcément. Certes, elle pourra le savoir pour la fois précédente car j'ai payé en carte parce que j'avais oublié de retirer de l'argent auparavant.
La carte bancaire, ça reste souvent plus simple et plus pratique, surtout quand on est pas du genre à se trimballer avec 50 ou 100 euros en billets sur soi comme un Allemand. Mais tomber dans le même extrême que la Suède, où l'usage du cash est en train de disparaître, c'est une mauvaise chose. Dans une société sans cash, si les banques décident d'augmenter leurs frais de 3, 4 ou 5%, tout le monde est impactée. Dans une société sans cash, si vous vous retrouvez avec un découvert de 30 euros, vous êtes coincé, puisque vous n'avez plus la possibilité d'utiliser des pièces et billets. Et même si vous avez une autorisation de paiement à découvert, votre banque peut vous facturer des frais (agios) plus ou moins conséquents.
Et vous ? Quel est votre rapport à l'argent liquide et aux paiements électroniques ? Dites-le-moi en commentaire !
La suite
Voilà pour la première partie de cet article. Pour être tenu au courant de la sortie de la partie 2, n'hésitez pas à vous abonner à mon flux sur Steemit et Twitter.
Sources
Articles sur les pays européens qui ont diminué fortement l'usage du cash
https://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/these-countries-have-nearly-eliminated-cash-circulation
https://www.thelocal.no/20160122/norways-largest-bank-calls-for-complete-end-to-cash
http://www.ibtimes.com/norways-biggest-bank-calls-country-stop-using-cash-2276140
https://www.economist.com/news/finance-and-economics/21704807-some-europeans-are-more-attached-notes-and-coins-others-emptying-tills
https://www.ecb.europa.eu/press/pdf/pis/pis2015.pdf
Articles sur l'utilisation du cash en Allemagne
https://qz.com/262595/why-germans-pay-cash-for-almost-everything/
https://www.pymnts.com/cash/2016/cash-global-cash-index-germany-payments/
https://global.handelsblatt.com/finance/no-thanks-to-no-cash-759193
https://www.bundesbank.de/Redaktion/EN/Downloads/Bundesbank/Research_Centre/2016_01_research_brief.pdf?__blob=publicationFile
https://www.thelocal.de/20170518/vast-majority-of-germans-never-want-to-give-up-cash-poll-shows
Sources sur l'économie des États européens (membres et non membres de l'UE)
https://www.destatis.de/Europa/EN/Country/EUMemberStates/Germany.html
https://www.destatis.de/Europa/EN/Country/EUMemberStates/Greece.html
https://www.destatis.de/Europa/EN/Country/EUMemberStates/Latvia.html
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/22/20002-20151222ARTFIG00003-les-banques-en-faillite-pourront-desormais-ponctionner-les-comptes-des-deposants.php
Sources des images
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https://pixabay.com/en/euro-coin-a-euro-money-2364460/