La solitude ?
Est-ce un isolement social volontaire ou non ?
La solitude mot dérivé du latin « solus ».
Le mot seul est-il si effrayant ?
Je regarde mes petits, mes amours d’élèves et je constate à quel point ils sont stimulés par diverses choses : les jouets, les arts, les activités para scolaires et tout ce que l’on trouve pour leur donner l’éveil. Parce que l’on croit que leur donner l’éveil passe par des médias parallèles à la famille. Je constate la solitude chez certains enfants ! La solitude de l’amour et des règles, la solitude des valeurs, la solitude du cœur !
Je vois des enfants chercher en moi une personne qui écoute, qui regarde, qui donne un câlin, qui éduque et qui érige des barrières rassurantes. Les barrières du vivre ensemble sans que sauter la barrière et basculer dans le vide soit possible.
Je reviens sur ce mot « solitude ». Les parents sont très occupés et deviennent eux-mêmes solitaires d’eux-mêmes. Les parents s’enferment dans une telle solitude qu’ils transmettent de façon inconsciente la solitude. Les parents vivent au travail, regardent leur vie sur facebook, mettent les images de leurs enfants sur les réseaux sociaux pour se rassurer, mais ils sont accrochés aux réponses, il faut que l’enfant soit beau, que la photo de la nourriture soit belle, que les sorties soient indiquées et dupliquées sur le réseau social, il faut que tout soit communiqué en live !
C’est rassurant, mais ils s’endorment fatigués sans avoir raconté une histoire, sans savoir ce que le petit bout à fait dans sa journée ? Les enfants ne parlent pas après les devoirs qui énervent les parents. Si un parent demande enfin : Qu’à tu appris à l’école aujourd’hui ? Les enfants répondent : je ne sais plus ! N’oubliez pas de parler, de parler, de regarder le visage de votre enfant comme je le fais chaque matin en passant dans mon rang. Je caresse chaque visage et j’observe leurs yeux pour voir s’ils vont bien. Je regarde, je respire, je suis en mode observation et je peux assurer que je décèle la détresse et le bonheur. Je décèle la détresse ou la joie.
Je veux terminer ma petite diatribe en disant que la solitude existe aussi chez les enfants. Je voudrais avoir une baguette magique pour enseigner aux parents leur non solitude, je n’ai pas ce pouvoir malheureusement. Je ne suis pas moi-même une mère parfaite. Nul n’est parfait, je voulais en même temps que vous m’interroger. Recevez ce message comme une interrogation sur nous-mêmes.
Respectueusement.