Aujourd'hui j'ai fait la connaissance de certains locataires de la maison et du jardin et j'ai très envie de vous les présenter. Ils sont tous très sympathiques et ont accepté, sans rechigner, de pauser pour la photo.
J'ai d'abord fait la rencontre de monsieur ou madame "scutigère" qui se promenait tranquillement sur le sol de la cuisine. Tiloute, mon vieux chat de 16 ans, n'a même pas daigné s'amuser avec. Peut être parce que l'insecte se déplaçait très rapidement ou tout simplement par dédain!
Le scutigère fait parti de la grande famille des mille-pattes. Il est souvent confondu avec la scolopendre mais il est bien moins agressif. Monsieur se déplace avec 14 paires de pattes, très longues. Heureusement pour lui qu'il n'a pas à se chausser !! Son corps n'excède guère 3 cm et il a 2 forcipules qui sont une caractéristique unique chez les mille-pattes. Ce sont des modifications de la première paire de pattes, formant une pince qui se trouve juste après la tête.
Sa région d'origine est le bassin méditerranéen où le scutigère vit dans les jardins. (Je parie qu' en a déjà croisé!) On peut aussi le trouver sur l'ensemble du territoire français, essentiellement dans les habitations et plus particulièrement dans les cuisines, salles de bain, caves, où il trouve sa nourriture composé d'araignées, de blattes, de mouches etc. Mmmmhhhh quel festin il se fait celui-là!
Puis j'ai surpris Madame araignée faisant la sieste au creux d'une feuille de Laurier-rose grillée par le gel. J'aurais bien aimée vous en dire un peu plus sur elle: son nom, son caractère, son habitat, seulement voilà, il en existe une telle diversité que je n'ai pas réussi à trouver son pédigree. Je suis sûre qu' m'en voudra énormément, elle adoooore les araignées!
Habituellement, à mon approche, les grenouilles se jettent à l'eau (tiens! bizarre! d'habitude quand on se jette à l'eau c'est pour se prouver quelque chose ou pour affronter quelqu'un non? Qu'en dis-tu ?) Cette fois-ci l'une d'entre elles à justement envie de "se jeter à l'eau" et de m'affronter. "Même pas peur" se dit-elle, et elle reste là, sans bouger un cil ni même lever le petit doigt!
D'après un de mes amis connaisseurs, c'est une "grenouille verte rieuse". Elle se nourrit de nombreux invertébrés comme les vers, les limaces, les crustacés et parfois de petits poissons. On les rencontre très souvent près des points d’eau et on entend leur « plouf » quand on les approche. On entend aussi leur chant qui commence dès que le printemps pointe son nez et je peux vous dire qu'il n'est pas toujours facile de s'endormir avec cette mélodie!
Et voici Mademoiselle chenille de la Mélitée du Plantain. C'est-y pas beau un nom pareil? Une vraie noble de nos prairies ensoleillées!
Ces belles petites chenilles noires à tête rouge se développent surtout sur le Plantain. Elles aiment bien les lieux incultes et les orées de forêts et sont à protéger car le papillon est en forte régression en France. En mai ces chères petites têtes rouges deviendront de magnifiques papillons brun et orange côté pile, et crème et cuivre côté face.
Photo du papillon
Quant à celui-ci c'est, je crois, un papillon de nuit dont je n'ai pas su trouver le nom. Il dormait paisiblement sous les feuilles du laurier-rose gelé. Décidément, cette plante attire du monde!
Si vous regardez bien la photo du bas vous verrez qu'il se confond complètement avec la couleur des feuilles. Malin! Sauf que voilà, je suis arrivée avec ma délicatesse pour nettoyer ce laurier-rose et je l'ai réveillé. Il est resté engourdi un moment, le temps de la photo, puis s'est envolé. Il a certainement trouvé un autre lieu pour dormir en attendant la fête de samedi soir!
Alors voilà, vous connaissez quelques uns de mes locataires et peut-être qu'un de ces prochains jours je vous en présenterai d'autres. A vous de me dire si cela vous intéresse.
Ah, au fait, j'allais oublier, si vous pouviez me donner des renseignements sur ceux qui n'ont pas été identifiés cela me ferait bien plaisir, je pourrais les ficher!