Cette histoire commence avec un Japonais qui construisait des deltaplanes. Il en avait deux qu'il avait construits à la manière d'un oiseau, souples et légers. Il pouvait voler avec son camarade et s'envolait presque à chaque fois les soirs d'été.
Une fois de plus, il s'envola devant les lignes électriques, suivi de son ami Kazuma, et équipé d'une radio comme les avions de ligne, il lui communiqua que la police du ciel lui demandait de descendre sur toutes les lignes.
Ce n'était pas la première fois que la police japonaise se trouvait dans la posture de l'emmerdeur. En effet, quand elle s'agite de la sorte, elle ne va pas simplement lui demander de descendre du ciel et de lui donner des papiers, elle va aussi lui demander des raisons et l'embêter jusqu'à ce qu'il lui donne celles qu'elle voulait.
L'acolyte de Kazuma lui dit qu'il n'écouterait pas les ordres de la police, qu'il resterait dans les airs. Kazuma en ferait de même.
Les voilà qu'ils sont poursuivis par des policiers en moto. La police les pourchasse et se lance dans une course-poursuite. La seule raison qu'il allait leur donner, c'est qu'ils avaient eu tort de lui demander de descendre de son deltaplane. Kazuma fit en sorte de descendre vers un champ d'herbe afin de décapiter et dissuader un pourchassant en moto. L'attentat a raté, mais il n'était pas dans la volonté d'assassiner un policier : il voulait provoquer l'escalade du conflit.
« Si tu ne plies pas, tu pourras toujours ne pas plier. » Kazuma lui demanda s'il ne pliait pas, et si… Il le coupa d'une voix vive et lui dit : « Tu pourras toujours rester droit si tu ne veux pas plier. »
Kazuma arriva en haut de la montagne sans savoir ce qui était arrivé à son ami qu'il n'entendait plus à la radio. Il vit que la police avait été à cet endroit pour chasser son ami, mais ils n'y étaient plus. Il atterrit, et vit un marchand de sandwichs. Le marchand, fier de lui, lui en offrit un gratuitement. Il mangea, et repartit aussitôt que les motards enragés de la police revinrent. Il se dit : si tu ne plies pas, tu pourras toujours rester dans ton droit.
Cela engendra que le conflit prit un étage ou deux de hauteur, et les forces de l'ordre étaient désormais en chaos total. Il repartit, car il ne voulait pas que son élan d'adversité plie, et qu'il doive redescendre à nouveau. Il se mit à voler, encore et encore, bien que son ami se soit enfermé dans son avion, à la fin de sa vie, sans possibilité de respirer, pour mourir dans celui-ci des années plus tard. On ne saura jamais, cependant, ce qui est arrivé à Kazuma. On ne saura uniquement qui était son ami.
L'adversité est le plus haut principe du satanisme, et la force, elle se trouve dans la grandeur, mais par-dessus tout dans la hauteur qui, quand les cieux n'avaient pas de nom, que la terre n'avait pas de sol, et que l'horizon n'était pas défini, les premiers courants d'étoiles naquirent, et les dieux furent créés.