Il aurait donné un de ses bras pour un gigot d’agneau gras et juteux. Il saliva de nouveau, s’appuya contre la rambarde, et cracha encore. Sa salive écumait au-dessus de l’eau salée, au-dessus de la tache sombre et menaçante qui se déployait lentement… Peut-être que je devrais m’allonger avant le souper, se dit-il. Frottant la croûte de sel accumulée autour de ses yeux, il ignora les poils épais qui se dressaient sur sa nuque. Il n’y avait ici que le ciel, la mer et son imagination trop fertile...
Hallucinations maritimes
par Nathalie Ménard