Voilà un sigle qui a défrayé pas mal la chronique ces derniers temps : PMA.
Commençons par le début : PMA signifie Procréation médicalement assistée, également connu - surtout par les professionnels de la santé - sous le vocable Assistance médicale à la procréation.
C'est quoi la PMA ?
En quelques mots et de manière un peu abrupte, mais fort réaliste : c'est la possibilité d'avoir un bébé quand la nature ne vous accorde pas ce droit !
Les techniques de PMA (car il en existe plusieurs : Stimulation et insémination artificielle / Fécondation in-vitro classique ou par micro-injection) étaient donc, jusqu'à très récemment, réservées aux couples atteints d'infertilité (En France, 1 couple sur 7 consulte pour une infertilité supposée) pour leur permettre de devenir parents.
De la sorte, 25.000 bébés naissent dans l'Hexagone, chaque année, grâce à cette branche de la médecine.
Pourquoi tout ce tapage ?
Jusqu'à octobre 2019, le recours à la PMA - très encadré - n’était autorisé qu'aux couples hétérosexuels, en âge de procréer, et pour lesquels une infertilité avait été reconnue par un professionnel de santé.
Mais le monde n'est pas statique et notre modèle sociétal bouge pour se libéraliser, chaque jour, un peu plus. Pour s'en convaincre, citons le PACS (PActe Civil de Solidarité, loi 99-944 votée en 1999), le Mariage pour tous (mariage des homosexuels rendu possible par par la loi no 2013-404 du 17 mai 2013)... et, bien entendu, les lois PMA.
Dans ce contexte de plus grande libération de nombreuses femmes (seules ou en couple homosexuel) souhaitent devenir mères. Ça tombe bien, c'était une promesse de campagne du candidat Macron ... devenu Président.
Le projet de loi bioéthique et sa PMA pour femmes seules ou lesbiennes a donc été adopté le 15 octobre 2019 par l'Assemblée Nationale a une très large majorité.
C'est cette extension qui a fait débat au cours des derniers mois.
De nombreuses interrogations tant éthiques que sociétales ont été mises en avant comme :
- Le couple traditionnel n'est-il pas en train de voler en éclat ?
- Quid du manque de filiation paternelle.
- Solidité psychologique des enfants ainsi conçus ?
- Doit-on considérer que les femmes n'ont plus besoin des hommes ?
- N'est-ce pas une porte ouverte vers la GPA (Gestation Pour Autrui, actuellement interdite en France ... mais pour combien de temps ?).
- ...
Et vous, qu'en pensez-vous ?