Il y a lui, il y a moi, il y a elle et toutes ces altérités. Jamais ils ne seront moi, de mon vivant, pas plus que je ne serai eux. Et si j'envie celui ci ou celui là, au point que je veuille être un peu plus ce qu'il est, reconnaissons qu'il aura d'abord fallut qu'il soit autre, pour m'amener à l'envier ou le désirer, et aspirer à être un peu plus ce qu'il est.
Voilà le point principal : tout fusionnel que je sois, c'est l'altérité qui suscite le désir, et sans l'altérité, le désir de devenir n'existe plus.
Voilà aussi la frontière qui devient nécessaire, car elle permet de définir ce que je suis, en regard de ce que je ne suis pas, comme les autres frontières dessinent les contours de ce qu'ils sont tous, et le plus nombreux sont ils le mieux cela sera.
Alors l'unité ? on s'en approche effectivement dans ce processus de désir, qui nous fait être plus que nous ne sommes, parce que l'autre nous donne à voir ce que nous ne sommes pas. Et pour le dynamiser, parce que l'ignorance ne peut que s'ignorer elle même, paradoxalement il me faut souhaiter, voir promouvoir l'altérité. Capito ?
Et donc, oui les frontières ! Oui les petits et grands pays ! Les communes, les régions, les communautés de communes, les maisons, les communautés de pays, les continents et toutes ces frontières. Car elles sont la source des diversités. Les abolir, c'est n'en laisser que certaines, et empêcher la profusion des altérités. Et aussi conséquemment, gare a celui qui viendra la contester, ma frontière, car unité je veux, et pas désunion. re-Capito ?
Ce post pour enrichir la morne pensée unique, de mon altérité qui je l'espère ne laissera pas qu'à désirer.