Yesterday, I went to see the exhibition dedicated to Miss-Tic, born Radhia Novat, this iconic artist who left us in 2022. From the 1980s onwards, she took over the streets of Paris with her unique stencils, combining feminine silhouettes, sharp phrases, and biting humor, often tinged with feminism. Her work transformed the city’s walls into true spaces of poetic and political expression.
Arriving at the Mathgoth Gallery, I was struck by the sheer enthusiasm: the line was long, and some visitors seemed to be waiting over an hour to get in. The fact that the exhibition was free probably contributed to the turnout, but it also highlights Miss-Tic’s lasting legacy. More than two years after her passing, she has not been forgotten and leaves a huge void in the French street art scene.
Inside, the exhibition is a genuine tribute to her creativity: you can discover around sixty of her works, personal items, never-before-seen photos, stencils that had never been displayed, as well as a reconstruction of her studio and a room dedicated to her video archives. This allows visitors to dive into her world, understand her creative process, and grasp the boldness and poetry that ran through each of her creations.
Below, you’ll find a glimpse of some of her countless works, witnesses to a career that continues to inspire and captivate.
Hier, je suis allé voir l’exposition consacrée à Miss-Tic, née Radhia Novat, cette artiste emblématique qui nous a quittés en 2022. Dès les années 1980, elle a investi les rues de Paris avec ses pochoirs uniques, mêlant silhouettes féminines, phrases incisives et humour acéré, souvent teintés de féminisme. Son travail transformait les murs de la ville en véritables terrains d’expression poétique et politique.
En arrivant devant la galerie Mathgoth, j’ai été frappé par l’ampleur de l’engouement : la file d’attente était longue, et certains visiteurs semblaient devoir patienter plus d’une heure pour entrer. Le fait que l’exposition soit gratuite a sans doute contribué à cette affluence, mais cela témoigne surtout de l’héritage durable de Miss-Tic. Plus de deux ans après sa disparition, elle n’a pas été oubliée et laisse un vide immense dans le paysage du street art français.
À l’intérieur, l’exposition est un véritable hommage à sa créativité : on peut y découvrir une soixantaine de ses œuvres, des objets personnels, des photos inédites, des pochoirs jamais exposés auparavant, ainsi qu’une reconstitution de son atelier et une salle consacrée à ses archives vidéo. Cela permet de plonger dans son univers, de comprendre son processus créatif et de saisir l’audace et la poésie qui traversaient chacune de ses créations.
Vous trouverez ci-dessous un aperçu de quelques-unes de ses innombrables œuvres, témoins d’une carrière qui continue d’inspirer et de fasciner.
I’m here to stay.
Je suis partie pour rester.
Anonymous woman of letters.
Femme de lettres anonyme.
I claim the absolute minimum.
Je revendique l'absolu minimum.
The masculine prevails… but where to?
Le masculin l'emporte ... mais où ?
Does becoming mean becoming denser and denser?
Est-ce que devenir c'est devenir de plus en plus dense ?
I sway on our unfolded dreams.
Je tangue sur nos rêves dépliés.
Your girlfriend’s hot, make her better.
Votre copine est bonne, rendez-la meilleure.
We can always create, think, share, dream, fight, laugh, love.
On peut toujours créer, penser, échanger, rêver, lutter, rire, aimer.
Tomorrows that sing out of tune.
Des lendemains qui chantent faux.