Ah, les vacances ... le millénaire passé
Quand j'étais jeune, donc, le millénaire passé, mon père organisait chaque année un voyage pour les vacances d'été ... Il travaillait seul dans le ménage, il voulait donc pouvoir profiter d'un moment de détente.
On a visité les États-Unis, le Moyen-Orient, l'Afrique du nord et à peu près toute l'Europe...
Sisi, ce n'est pas une légende, dans les années 80 c'était possible, un seul salarié, pourtant nous avons donc beaucoup voyagé !
Au plus nous nous approchions des années 2000, les voyages étaient courts et moins éloignés.
Mais nous partions toujours quelque part, et au fur et à mesure on se rendait vite compte que où que l'on aille, l'important n'est pas tant le paysage mais bien l'ambiance.
Même si les paysages c'est quand même assez cool...
D'ailleurs maman à même été obligée de trouver du travail, heureusement, nous avions déjà été éduqué comme il le fallait...
Vacances - Y a plus !
Depuis quelques années maintenant, un peu plus d'une décennie, je ne pars plus en vacances, ce n'est pas un choix personnel, ni une revendication écologie ou politique, même si, avouons-le, la planète se porterait probablement mieux si les humains avaient moins la bougeotte, quoi que...
Je pense que ce n'est pas tant le tourisme (raisonné) qui pose un vrai problème de pollution, mais bien le capitalisme débridé, prêt à tous les excès pour dégager du profit...
Aucun de nous deux n'avons réussi a garder un travail bien rémunéré, non pas que nous ne voulions pas travailler, loin de là... L'âge? non, l'automatisation ? probablement, la délocalisation ? Sûrement aussi ... Le capitalisme cherchant le profit à tout prix ? Sans aucun doute!
Ce qui me fait rester chez moi c'est donc une obligation financière. Impossible de boucler correctement un mois, tout du long de l'année... Alors partir en vacances, n'importe où, c'est juste impossible puisque TOUT y coûte encore PLUS CHER que ce que nous avons du mal à payer sur l'année ...
Donc, on profite du Home Sweet Home douze mois par an ... Parce que le reste est inaccessible.
Mais bon, on est pas fâché, on a encore un toit sur la tête !!!
Ce sera autre chose, quand nous ne saurons plus régler le loyer d'ici non plus ...
Car nous avons déjà déménagé une fois, juste pour trouver un loyer moins cher...
Je suppose que ce sera une autre histoire lorsque, ici aussi, ce sera impayable...
Mais si on peut dégager un message quelconque, c'est toujours le même :
Êtes-vous sur que le capitalisme soit votre amis? Ne vient-il pas grignoter petit à petit tout ce que vous possédez, comme il le fait chez moi et chez tant d'autres?
... Méfiance... D'ici quelques années que vous restera-t-il?
Social : bientôt un gros mot comme aux états-unis !
Le mot social est presque devenu dénigrant ces derniers temps : revenu social, maison sociale, tarif social ... Quand vous entendez ces mots, vous pensez systématiquement à la misère, et certains penseront même à des "profiteurs".
Alors que ce mot ne signifie que "ce qui a un rapport avec la société en tant que groupe" ... C'est juste du savoir vivre ensemble , c'est foncièrement positif !
Vous imaginez comme les capitalistes sont forts et puissants que pour avoir, dans l'esprit collectif, réussi à faire dénigrer le mot social d'une telle manière?
Cela mérite réflexion, non ?
Un homme d'un certain âge.
Dans une époque qu'il ne comprend
plus tout à fait.