Bonjour à tous, je voudrais vous parler d’un petit voyage à Contrecœur, une municipalité qui fait partie de la région métropolitaine de Montréal. C’est là que j’ai grandi et par chance, un membre de ma famille y réside encore, après que ma grand-mère déménage en ville. J’y ai passé un bon moment, ce qui m’aide à passer au travers de cette époque difficile. Je m’inquiète particulièrement pour nos voisins au sud de la frontière, notamment pour la Floride où beaucoup de Québécois ont l’habitude de passer l’hiver.
Ça, c’est ma tante Geneviève, c’est chez elle que je vais passer la fin de semaine. Je l’aime énormément et je suis fort reconnaissant de cette opportunité de vivre de beaux moments avec une famille qui me rappelle qui je suis et d’où je viens.
Elle a un très beau bateau.
Voici son copain Daniel, vraiment un gars super. Il m’a rendu le séjour particulièrement agréable avec son tempérament amical et nous avons même eu un petit cœur à cœur au moment où il m’a accompagné pour attendre l’autobus.
Me voilà, aussi féroce que jamais, le sourire aux lèvres. Aller sur l’eau, j’en rêvais depuis des années.
À présent, je vous invite à apprendre à mieux connaitre ma grand-mère Arlette qui nous raconte un passé dans une époque plus simple ou les enfants étaient plus séparés des adultes.
Dans ce vidéo ma belle mamie nous parle de ses parents et des valeurs qu’ils lui ont transmises. Sa mémoire n’est plus ce qu’elle était, mais c’est avec une grande éloquence et vivacité qu’elle nous transporte dans son enfance.
Dans cette deuxième entrevue, on chemine avec elle comme jeune adulte jusqu’au moment où elle décide de se marier avec mon grand-père. Je suis bien content d’en avoir appris plus sur cette histoire qui a généré un environnement stable pour moi et mon frère dans les années 80. Nous n’avons jamais manqué d’amour et c’est en grande partie grâce à mes grands-parents.
Continuons maintenant à rencontrer les personnages de ce weekend en campagne. Voici ma tante Laurence, nous avons vécu ensemble pendant trois ans au moment ou j’ai atteint ma majorité. Évidemment nous sommes devenus très proches. Elle est musicienne, et vous pouvez l’entendre jouer de la mandoline dans le deuxième vidéo.
Laurence a beaucoup d’amour pour son prochain, ses jugements envers l’autre sont toujours tempérés par sa douceur. Parfois je la trouve un peut naïve, mais souvent, je trouve bien sage de donner le bénéfice du doute aux personnes qui me dérangent et je prends exemple sur elle.
Voici Karen, une amie d’enfance de Laurence et la fille de Denise Racicot, une peintre excentrique, mais très ordonnée sur qui ça vaudrait la peine de faire une entrevue avec Karen, étant donné qu’elle n’est plus des nôtres.
Elle nous a raconté une histoire surnaturelle ou une boucle d’oreille cassée, et dont un morceau manquait, est redevenue entière de façon inexplicable. Pouvez-vous croire en ce genre d’événement mystérieux?
Impossible de passer à côté d’Arlette, ma chère grand-mère qui nous sourit gentiment. Elle s’est bien efforcée de structurer notre prononciation québécoise pour donner à notre français une teneur internationale de manière à être comprise ou que nous voyageons. Chaque tante et oncle a une diction quelque peut supérieure à la région ou ils se sont établis excepté mon père qui, en revanche, montre son savoir-faire quand il parle publiquement.
Voici l’île Saint-Ours, qui annonce les îles de Sorelle plus loin. Cet archipel ressemblant à un delta constitue un véritable labyrinthe qui a frappé mon imaginaire d’enfant. Plus jeunes, mes parents nous emmenaient faire des pique-niques sur ces îles, la plupart inhabitées. Une de mes tantes avait même un chalet sur l’une d’entre elles ou il a fait bon passer du temps.
La maison de Geneviève est faite en différents bâtiments que j’appelle pavillons, tous reliés par un passage couvert. Avec Daniel, ils conçoivent différents espaces de vie extérieurs sur leur terrain, mais cette terrasse est mon préféré avec la vue sur le fleuve.
Après le souper, c’est l’heure des fromages, ce qui explique pourquoi nous sommes venus butiner ici.
Depuis mon adolescence, je considère mamie comme une amie. J’adore son côté rieur et sa façon de se divertir.
Historiquement, il a fallu attendre les années soixante pour que les épouses gagnent le droit de gérer l’argent du couple au Canada. Malgré le fait qu’au 19e siècle, les Québécoises avaient le droit d’hériter de 50% du patrimoine en cas de décès du mari, vers 1880, ce sont leurs voisines ontariennes qui gagnent l’avantage financier avec le droit de garder leur propre salaire. Dans les deux cas, les hommes continuent de s’occuper de toute transaction importante. Depuis la Révolution tranquille, les Québécoises se sont avérées être une force de la nature comme bien d’autres femmes partout dans le monde. J’adore voir comment mes tantes, toutes des personnes indépendantes, ont tiré parti des qualités de leur mère comme son intérêt pour les voyages, le théâtre et le chant, afin de s’épanouir avec l’autonomie sans précédent dont elles jouissent. Sans oublier ses talents de gestionnaire qui lui ont permis d’élever de nombreux enfants.
Pour finir, je vous fais découvrir un peut ce merveilleux endroit. Le tremplin a été enlevé au moment ou la piscine a été rendue moins creuse pour qu’elle soit plus familiale. Le pavillon derrière n’est pas isolé donc, parfait pour la visite en saison chaude.
Voici le salon ou Laurence et mamie sont restées.
C’est le salon du pavillon principal où était ma chambre qui lui est isolé. Comme vous pouvez voir, Geneviève adore les lampes rétro et elle est toujours à l’affût d’offres à tout casser. Les meubles en bambou ont été conçus pour ce salon qui lie deux bâtiments autrefois séparés. Il y a une cuisine d’été, elle aussi à part.
C’est beaucoup de travail ce terrain! Cependant, il s’agit une source de gratification pour nos propriétaires vivant parmi le chant des oiseaux.
Merci d’avoir passé du temps avec moi pour mieux connaitre ma famille, j’espère que vous avez apprécié. J’encourage tous les francophones à utiliser le hashtag #LaRuche, une initiative décidément dynamique.