Avant de parler exoplanète, parlons planète
  À l'occasion de la déclassification de pluton en 2006, L'Union astronomique internationale (UIA) a fixé les caractéristiques qui permettent de définir une planète.
- Une planète est un corps céleste en orbite autour d’un soleil (étoile)
- Une planète a une masse suffisante pour parvenir à un équilibre hydrostatique (une forme presque ronde) sans fusion thermonucléaire (sinon c'est une étoile)
- Une planète a nettoyé le voisinage de son orbite (raison pour laquelle pluton n’est plus une planète, elle coupe régulièrement l’orbite de Neptune et navigue à côté d’objets célestes tout aussi massifs qu’elle)
  Notre système solaire est donc composé de 8 planètes, il est situé au milieu de milliards d’autres étoiles, dans la banlieue de notre galaxie (la voie lactée).
  La voie lactée est un assemblage d’étoiles, de gaz et de poussières, qui sous l’effet de la gravité forme un ensemble sphérique relativement plat. Quand vous recherchez voie lactée sur Google image, c’est notre galaxie qui est prise en photo.
  Quand l’imagination va au-delà du perceptible
  Dans mon article sur les télescopes spatiaux, je fais référence au champ profond de Hubble,  ou comment une petite photo a révélé des milliers de galaxies dans une région de l'espace que l'on pensait déserte.
  Une exoplanète c’est quoi
  Définition de l’UIA : toute planète orbitant autour d'une autre étoile que le Soleil. Même si les caractéristiques physiques permettant la classification d’une exoplanète ne sont pas encore clairement acceptées par les membres, nous pouvons considérer qu’elle doit disposer des mêmes définitions que les planètes de notre système solaire (ci-dessus).
  Notre univers est donc constitué de milliard de galaxies et chaque galaxie est potentiellement constituée de milliard de systèmes solaires.
  Vous pouvez considérer que chaque étoile que vous voyez la nuit, en levant les yeux au ciel est un soleil, imaginez donc le nombre de planètes en orbite autour de chaque étoile.
  La recherche d’exoplanète est une activité récente, la première a été découverte en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz, 51 Pegasi b est donc une planète orbitant autour de l’étoile 51 Pegasi dans la constellation de Pégase à environ 40 années-lumière de la Terre.
  Nous nous sommes tous demandé un jour si il existait d’autres planètes terre dans notre univers, sommes-nous les seules entités vivantes dans ce milliard de milliard d’étoiles ? La recherche d’exoplanète est une première approche à la résolution de ces questions.
  Le rêve des chercheurs est de pouvoir un jour découvrir une exoplanète en zone habitable de son étoile.
  Une zone habitable est en exobiologie, une zone ou la vie peut potentiellement émerger. En fonction de la masse et des caractéristiques d’une étoile, il existe une distance ou l’eau peut se stabiliser à son état liquide et donc voir l’apparition de la vie organique. Sans grande surprise, la terre se trouve dans la zone habitable du soleil.
  Comment les détecter
  À l’heure actuelle nous ne sommes pas capables de voir directement les exoplanètes, c’est comme essayer de distinguer une tête d’épingle devant une ampoule située à plusieurs kilomètres.
  Il existe plusieurs techniques pour déduire l’existence d’une exoplanète mais je ne vais vous parler que des deux méthodes les plus utilisées.
  La vitesse radiale
 Quand une planète tourne autour d’une étoile, les deux astres influent l’une sur l’autre par leur gravité. Elles tournent autour d’un axe commun, ce qui engendre une fluctuation de la distance qui sépare l’étoile de notre planète.
  Un spectromètre branché sur un télescope va discerner les fluctuations lumineuses de l’étoile.
  Quand la lumière tire vers le bleue, c’est que la fréquence lumineuse se rapproche de nous  et quand elle penche vers le rouge c’est que l’étoile s’éloigne de nous.
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  Une analyse précise des résultats nous permet de discerner un cycle de rotation et l’influence gravitationnelle que l’exoplanète a sur son étoile.
 La méthode du transit
  Au même titre que la terre tourne autour du soleil, une exoplanète qui orbite autour d’une étoile cache régulièrement la luminosité dégagée par l’étoile.
  La méthode du transit est donc une analyse photométrique de l’intensité lumineuse émise par l’étoile.
  Ce type d’analyse permet de recueillir des informations essentielles, comme la masse de l’exoplanète, son cycle de révolution (le temps que l’exoplanète met pour tourner autour de son étoile, 1 an pour la terre)
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