Les systèmes militaires font l'objet d'attaques de plus en plus nombreuses, sophistiquées et automatisées d'environ 700 à 900 incidents par an. En janvier 2019, la ministre des Armées, Florance Parly, avait révelé une tentative d'attaque visant les boîtes mails d'une vingtaine de cadre du ministère et qui avait duré de fin 2017 jusqu'en avril 2018.
Pour faire face à la guerre cyber, la ministre des Armées, a inauguré le 3 octobre 2019, le premier bâtiment entièrement dédié au Commandement militaire de la cyberdéfense (COMCYBER) situé à Rennes. Baptisé "Commandant Roger Baudoin", il rend hommage au cryptographe de l'armée française.
Créée par la Loi programmation militaire (LPM) 2019-2025, la posture permanente de la cyberdéfense permet de protéger 7j/7 et 24h/24 tous les réseaux du ministère des Armées afin d'anticiper et de réagir contre toute attaque visant les intérêts de la défense. Cette loi prévoit le recrutement par les armées d'environ 1 000 "cybercombattants" dont 400 seront destinés à participer à des opérations de lutte informatique défensive et offensive dans le COMCYBER.
De quoi est composé le COMCYBER ?
- d'un Centre d'analyse de lutte informatique de défense,
- d'un Centre d'audit de la sécurité des systèmes d'informations,
- d'un Centre de la réserve et de la préparation opérationnelle de cyberdéfense.
Pourquoi la région bretonne ?
On y trouve le Pôle d'excellence crée en partenariat avec la région en 2014 et environ soixante-dix entreprises spécialisées en cybersécurité. Le but étant de créer tout un écosystème nommé Cyberdéfense Factory. "La mission du COMCYBER étant avant tout opérationnelle, il est nécessaire de centraliser et de rassembler les énergies autour de cet objectif", affirme le général Didier Tisseyre.
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