Face à la détermination des gardiens, Nicole Belloubet a été contrainte, lundi, de reprendre les discussions. les blocages se poursuivront jusqu'à mardi.
Le couteau sous la gorge. Lundi, Nicole Belloubet n'a pas eu le choix. Il a bien fallu qu'elle reçoive dans son bureau la totalité des organisations syndicales de la Pénitentiaire. Et, désormais, son agenda est celui que veulent bien lui dicter les organisations syndicales. Si elle a promis de poursuivre les négociations mardi, à 14 heures, et a concédé d'introduire la question indemnitaire, en bonne place à côté des questions de sécurisation et du traitement de l'islam radical en prison, elle va désormais négocier dos au mur. «Il est hors de question pour nous de suspendre le mouvement», a déclaré le secrétaire général de l'Ufap-Unsa-justice (majoritaire), Jean-François Forget. Son homologue à FO, Emmanuel Baudin, a quant à lui appelé à «amplifier» le mouvement, qui est entré lundi dans sa deuxième semaine.