BIRA
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Je quitte donc Makassar les cales pleines de vivres et la tête pleine de certitudes me confirmant que la vie des villes est décidément bien incompréhensible. Cela fait déjà deux ans que j’ai quitté la Nouvelle Zélande, je commence à accumuler un peu d’expérience dans l’utilisation de mon voilier ainsi que dans mon rythme de vie de solitaire. Je me sens bien dans cet espace de 11m80 en forme de couloir. C’est chez moi. A la fois réconfortant et vulnérable. J’ai également commencé à écrire mon 3e livre. Celui-ci porterait sur le récit de ce voyage. Cette fois-ci je ne vendrais ni Mayotte, ni les Vanuatu, mais ma vie… Je trouve cela un peu prétentieux, qui cela intéresserait-il… ? On verra plus tard, pour l’instant je prends plaisir à écrire et cela complète le rythme de mes journées.
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La plongée située devant le village ne paie pas de mine, mais à bien y regarder j’y trouve de nombreuses raisons pour sortir mon caisson photo et passer quelques moments agréables. La vie sous-marine est variée sur ce terrain de jeux plutôt plat. Je passe plusieurs heures à m’attarder autour de murènes, de nudibranches et autres organismes parfait sujets de macro. Rien d’exceptionnel, mais tout agréable.
Bira, c’est aussi le principal chantier naval d’Indonésie fabriquant les magnifiques bateaux de bois qui parcourent toute le pays pour les charters plongée. Des unités immenses sont produites ici en alliant les savoir faire d’antan et en y ajoutant quelques touches de confort que le tourisme moderne impose. Ils étaient autrefois utilisés pour le transport des marchandises à travers tout le pays et ont désormais pris le créneau du tourisme comme de nombreux types de bateaux dans le monde. Je décide de m’y rendre à pieds, espérant rencontrer les artisans du chantier et pouvoir un peu échanger. Qu’il est facile de se faire accepter par les habitants dans cette zone du monde, et cela depuis la Mélanésie. A peine arriver sur le port, voilà que les artisans repèrent mon intérêt pour ces bateaux incroyables et m’invitent à monter à bord.
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A l’intérieur c’est le royaume du bois. Tout est en massif, du lourd, du solide, le tout construit avec des outils paraissant rudimentaires. Les « Pinisis » pèsent plusieurs dizaines de tonnes et mesurent jusqu’à 40m parfois un peu plus. Les tronçonneuses commencent le chantier pour ajuster les membrures du navire. Puis les ciseaux à bois prennent le relai et achèvent le travail. A l’intérieur, le parfum de sciure de bois est inévitable. Tout paraît noble et indestructible. Le résultat est incroyable. Je reste stupéfait de voir ce que l’Homme parvient à fabriquer à partir de troncs d’arbres. Ces gars sont des génies. Décidément, un monde nous sépare.
A suivre à Selayar !
Dernier reportage sur Bornéo en français ici:
https://steemit.com/fr/@marc-allaria/sulawesie-stop-7-kopoposang
https://steemit.com/fr/@marc-allaria/sulawesie-stop-7-tanjun-kai
https://steemit.com/travel/@marc-allaria/sulawesie-stop-7-recit-d-une-plongee-a-pasoso-island
https://steemit.com/travel/@marc-allaria/sulawesia-stop-7-sewia
https://steemit.com/fr/@marc-allaria/borneo-stop-6-le-lac-aux-meduses
https://steemit.com/fr/@marc-allaria/borneo-stop-6-plongee-a-maratua
More about Borneo in english here:
https://steemit.com/travel/@vcelier/sulawesi-tanjun-kai-by-marc-allaria-translated-from-french
https://steemit.com/travel/@vcelier/sulawesi-story-of-a-dive-at-pasoso-island-by-marc-allaria-translated-from-french
https://steemit.com/travel/@vcelier/sulawesi-sewia-by-marc-allaria-translated-from-french
https://steemit.com/travel/@vcelier/borneo-diving-in-maratua-by-marc-allaria-translated-from-french